26 janvier 2011

Retour vers l'enfance

 

 

Comme chez Mina, chez moi on retrouve la série du journal des cinq.


 

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Cinq filles, Dominique, Bénédicte, Dorothée, Emmanuelle et  Caroline, qui m’ont fait rêver pendant mon enfance. Mais je n’ai pas fait que rêver devant ces illustrations, très vintage aujourd’hui,  les petites taches aux pages des recettes, le livre qui s’ouvre tout seul à certaines pages souvent relues en témoignent. , ces livres ont sûrement une grande part dans mon goût pour le home made.

Je partage avec vous quelques illustrations

 

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Vous avez reconnu la fameuse Elsie

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11 janvier 2011

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La vraie lecture commence quand on ne lit plus  seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
Jean Guehenno


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Le cherche bonheur de Michael Zadoorian
: Ella et John sont vieux, ils sont malades. Il est atteint de la maladie d'Alzheimer et elle , d'un cancer en phase terminale.Elle ne veut plus subir l'acharnement des médecins et veut vivre pleinement avec bonheur ses derniers moments de vie avec son mari. Contre l'avis de tous, et particulièrement de leurs enfants ils partent en voyage dans le vieux camping car qui les a menés en vacances au long de leur vie avec les enfants. Ils suivent le chemin de la mythique route 66. Bien sûr c'est Ella qui mène la danse, John ayant beaucoup de moments d'absence, mais il reste malgré tout un excellent conducteur, il aime ça et Ella aime se laisser guider par lui.
J'ai aimé dans cette lecture les moments de bonheur simple que ce couple sait partager, l'humour des dialogues, la manière de prendre sa vie en main.Même si ce n'est jamais larmoyant et plein de force de vie  j'ai éprouvé un sentiment de tristesse face à la solitude d'Ella, solitude due à la maladie de John qui n'est pas  toujours lui même et qu'elle a du mal à reconnaitre parfois.


Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier
: Mundus professeur de langues anciennes découvre par hasard le livre d'un poète portugais Amadeu de Prado. Ce texte bouleverse sa vie, il part au Portugal à la recherche des traces de ce poète et réussi à reconstituer sa vie et son parcours intellectuel. Parallèlement à la quête de Mundus autour du personnage de Prado nous assistons à sa quête intérieure sur ce qu'est être soi. Un roman très dense et plein d'enseignements.

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14 décembre 2010

L'homme qui m'aimait tout bas par Eric Fottorino

Une  magnifique déclaration d'amour  d'un fils pour son père disparu. Et pourtant ces deux là se sont adoptés mutuellement ce n'est pas la vie qui a choisi pour eux, comme quoi ce ne sont pas forcément les liens du sang qui sont toujours les plus forts.


extrait : Tu m'aimais tout bas, sans effusion, comme on murmure pour ne pas troubler l'ordre des choses. Tu m'aimais tout bas sans le dire, sans éprouver le besoin d'élever la voix. C'était si fort - la force de l'évidence- que tu ne l'aurais pas crié sur les toits.


Peut être parce que  pour moi ces liens restent un mystère ce livre m'a beaucoup touchée.


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05 décembre 2010

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes lectures. Je ne m'étais pas arrêtée de lire, non (impossible pour moi) mais je n'avais pas trop le temps d'écrire les billets sur les livres lus. Pourtant il y en a deux que j'ai vraiment envie de partager avec vous.
Tout d'abord un roman islandais dont ont parlé de nombreuses blogueuses

Rosa candida de
Audur Ava Òlafsdòttir (ne me demandez pas de le prononcer )

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Ça a été d'abord  pour moi la découverte d'une collection aux couvertures très graphiques Zulma 

résumé de l'éditeur

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte.
 
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile. 

j'ai particulièrement aimé la manière  dont sont décrites les relations que le jeune homme noue que ce soit avec les membres de sa famille ou avec les personnes qu'il rencontre au long de son chemin,une façon douce et tendre d'entrer en relation avec les gens pour ce qu'ils sont dans leur vérité. J'ai beaucoup aimé aussi sa façon de prendre sa vie en main, d'assumer avec bonheur son rôle de père et de grandir avec son enfant., enfin sa passion de la botanique le lien avec sa mère décédée prématurément .

Le second livre je l'ai découvert en passant chez L'or, et je dois dire que sa présentation m'a tout de suite donné envie de le lire.

Fugue de Anne Delaflotte Mehdevi

9782847201741

 

 Quatrième de couverture 


 "Madeleine s'enfuit de l'école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d'angoisse, crie son nom le long de la rivière. L'enfant est saine et sauve,     mais Clothilde y perd la voix. Sa voix du quotidien, sa voix de mère, de fille, d'amie et d'amante lui fait désormais défaut.
   
   
Clothilde consulte, se refuse aux traitements, se heurte à l'incompréhension de tous. Et, contre toute attente, prend des cours de chant. La voix chantée de Clothilde est belle, sublime même. Passionnée de musique depuis l'enfance, comment pourrait-elle se détourner de ce talent qui affleure ?       

 Un portrait de femme d'une tonalité bouleversante."

 

J'ai aimé dans ce roman, suivre le cheminement de Clothilde pour retrouver sa voix et pour exister autrement qu'en tant que  femme ou mère. Sa volonté à construire elle même le chemin de sa guérison, parfois seule contre tous, refusant les injections miracles pour se centrer sur la prise en main de sa voix grâce à son travail avec une orthophoniste et avec sa professeur de chant . Cependant ce cheminement ne se fait pas dans la rupture  avec son entourage, elle est toujours dans la parole malgré son silence  Clothilde utilise une ardoise ou son écran d'ordinateur pour communiquer .

J'ai aimé la description du travail sur le chant, le souffle la voix.

J'ai aimé la part faite à la sensualité avec la musique bien sûr, l'odorat au travers de l'élaboration d'une espace autour des parfums , fruit d'une collaboration entre  Clothilde et sa meilleure amie, la description des paysages de  Bourgogne, des vieilles pierres, les caresses au chien Beau  dont on ressent presque la chaleur et le goût n'est pas en reste avec les goûters familiaux bien au chaud dans la grande maison.

Un beau  moment de lecture, et un livre qui nous suit encore après sa lecture.

Comme L'or qui nous dit que Fugue est un livre au miel, je trouve que ces deux romans sont des livres qui font du bien .


 

 

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05 mai 2010

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Deux livres en compagnie desquels j'ai passé un bon moment

Au pays des vermeilles de Noëlle Chatelet, nous emmène dans un pays pas si lointain, la relation naissante d'une grand-mère et sa petite fille. Elle nous montre tout l'émerveillement à construire cette relation dégagée des impératifs de l'éducation. C'est un livre qui se dévore et qui nous laisse une impression de gaité et de profondeur.

La grosse de Françoise Lefévre met en scène une femme seule, cultivée, débordante d'amour pour les autres et obèse.Tout le monde la rejette du fait de son apparence, tous sauf  Anatolis, qui lui aussi a beaucoup souffert au cours de sa vie. Un  roman
tout petit   par la forme mais très grand par ce qu'il nous transmet sur  l'amour de la vie et  la bêtise humaine face aux différences.

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14 mars 2010

Un hérisson

Il y a d'abord eu le livre de Muriel Barbery


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Puis le film de Mona Achache, qui pour les puristes est trop loin du roman, mais qui fait passer un joli moment

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J'aime ces romans qui nous font regretter de tourner la dernière page, j'aime ces films cocons, cocon comme la pièce où Renée la concierge cache ses livres.

Cocon comme peuvent l'être certaines bibliothèques
comme ici


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ou là

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ou encore là

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Ces photos viennent de

Ce sera mon HSE ce soir

 

pour voir les autres passez chez Poppy

Belle semaine à vous et bonnes lectures

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05 décembre 2009

CHALLENGE ABC # 21

Les années

Annie Ernaux

 

 

Dans son dernier livre Annie Ernaux nous présente une autobiographie impersonnelle comme elle la nomme. En s’appuyant sur des photos personnelles qu’elle nous décrit, elle nous fait ensuite entrer dans l’époque correspondant à la photo et nous livre des bribes de la vie d’une femme qu’on pense être elle-même. Elle n’utilise jamais le JE mais ELLE, NOUS, ILS. Elle nous emmène de L’année de sa naissance : 1940 aux années 2000, mêlant ainsi le personnel et la société, les faits politiques les grands faits de l’actualité. J’ai beaucoup aimé la forme de ce livre et son écriture très juste et même si je n’ai pas le même âge qu’Annie Ernaux je retrouve malgré tout des évènements, des sensations des idées communes au cours de ces années passées. Son livre m’a fait penser au petit recueil de Georges Perec, Je me souviens, où de la même façon il mêlait les souvenirs personnels et collectifs, une belle façon de remonter le temps.

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16 novembre 2009

CHALLENGE ABC # 20

Le vin de solitude

Irène Némirovsky

 

Dans ce roman, pour une large part autobiographique, Irène Némirovsky nous trace la vie d’Hélène, enfant solitaire d’une riche famille russe. Enfermée entre son père toujours absent et idolâtrant son épouse, et sa mère, une coquette égoïste, méprisante envers sa fille et son mari, et qui collectionne les amants. Hélène connait tout de même l’affection avec sa gouvernante française, Rose. Malheureusement celle-ci meurt, laissant l’enfant seule dans ce monde d’adultes préoccupés d’eux-mêmes seulement. Hélène grandit dans ce désert affectif sur fond de révolution et d’exil vers Paris. Elle devient une adolescente au cœur dur qui rêve de se venger de sa mère. Elle se vengera par là même où elle a été blessée enfant. Sa mère l’abandonnait pour ses amants, elle va séduire le jeune amant de sa mère vieillissante.

C’est un roman très dur, très sec, mais merveilleusement bien écrit avec pour toile de fond la révolution de 1917, la fuite en Finlande et l’exil vers Paris de ses russes enrichis de manière outrancière.



Le Challenge se terminera à la fin de l'année, j'ai presque fini ma liste, mais il me manque encore quelques lettres, je ne sais pas si j'aurais le courage de chercher les auteurs correspondants parce qu'en fait j'ai plein de livres qui m'attendent dans ma PAL, enfin si vous avez des propositions je suis preneuse.

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La leçon difficile Bouguereau

(J'aime beaucoup cette petite fille mais le titre ne correspond pas du tout à mon impression du challenge)


Voici ma liste


A: Paul Auster La nuit de l'oracle Lu en février :-D

B: Katil Bjornstad La société des jeunes pianistes Lu en mai :-D

C: Franck Conroy Corps et âmes Lu en janvier :-D

D: Jenny Downham Je veux vivre Lu en février :-D

E: Annie Ernaux Les années

F: Susan Fletcher Avis de tempête Lu en Septembre :-D

G: Claudie Gallay Les déferlantes  Lu en Avril :-)))

H: Jim Harrison De Marquette à Vera Cruz

                         Retour en terre Lu en mai :-))

I:

J: Charles Juliet Lambeaux Lu en septembre :-)))

K: Franz Kafka La métamorphose

     Tetsuko Kuroyanagi  Totto Chan la petite fille à la fenêtre Lu en mars :-)))

L: David Lodge La vie en sourdine  Lu en janvier :-D

M: M.Cain Le facteur sonne toujours deux fois Lu en juillet :-(

N: Irène Némirovsky Le vin de solitude Lu en octobre :-)

O: Maggie O'Farell La distance entre nous Lu en juin :-))

P: Katharine Pancol Les yeux jaunes des crocodiles

Q:

R: Richard Russo Quatre saisons à Mohawk Abandonné en mars

S: Alexis Salatko Horowitz et mon père Lu en février :-D

T: Kressmann Taylor Ainsi rêvent les femmes Lu en juillet :-D

U: Uhlman Fred L'ami retrouvé Lu en mai :-D

V: Delphine De Vigan No et moi Lu en Août :-D

W: Oscar Wilde Le portrait de Dorian Gray

X:

Y: Yates Richard La fenêtre panoramique Lu en Octobre :-D

Z: Stéphan Zweig Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

                             Lettre d'une inconnue Lu en juin :-))


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15 octobre 2009

CHALLENGE ABC # 19


La fenêtre panoramique

Richard Yates

 

 

Ce roman a inspiré le film « Les noces rebelles » avec Kate Winslet et Léonardo Di Caprio. Le dvd m’attend mais je ne l’ai pas encore regardé.

 

Dans les années 50, April et Franck, un jeune couple, emménage dans un pavillon de la banlieue New Yorkaise. Leur maison est pourvue d’une fenêtre panoramique par laquelle ils voient et sont vus comme au travers d’une scène de théâtre.

L’auteur nous livre, par une écriture concise et sans fioritures, le combat de ce couple pour entrer dans la classe moyenne américaine en tentant de ne pas oublier ses rêves, ses idéaux. Nous voyons également les difficultés à communiquer au sein d’un couple, les nécessaires concessions de la vie à deux.

Ce roman est loin d’être rose mais j’ai aimé le lire, justement grâce à la clarté de son écriture et à l’analyse des relations entre les différents personnages.

 

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30 septembre 2009

CHALLENGE ABC # 18

Lambeaux

Charles Juliet

 

Dans ce récit autobiographique l’auteur nous trace deux portraits. Celui de sa mère biologique  internée  alors qu’il avait un mois, et celui de sa mère adoptive à laquelle son père  l’a confié à l’âge de trois mois.

Charles Juliet fait prendre vie littéralement à sa mère, on la suit de son enfance à sa mort.  Elle a été internée à l’asile à la suite d’une tentative de suicide un mois après la naissance de son quatrième enfant (l’auteur), harassée de douleur de fatigue et de solitude. Elle n’en ressortira pas, et mourra dans des circonstances effroyables.

 Son père place alors le bébé dans une famille qui l’accueillera et l’élèvera comme son propre enfant. Charles Juliet nous livre le portrait de cette mère d’adoption qui par son amour réussira à lui apporter la réassurance nécessaire pour en faire un être debout. Malgré tout sa vie sera parsemée de doutes de douleurs et de failles. Il nous trace ensuite son parcours chez les enfants de troupe puis ses études, rapidement abandonnée pour se tourner vers l’écriture qui jouera pour lui un rôle salvateur.

 

Ce récit à l’écriture simple et limpide est très émouvant et passionnant et bien que sa vie ait été marquée dès le début par une souffrance extrême, l’auteur nous livre un message de force et d’espoir.

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